Aller au contenu
IVG les adresses

Vos questions, nos réponses

Qu’est-ce qu’une IVG, un avortement ?

L’IVG (interruption volontaire de grossesse), ou avortement, est un acte médical qui permet à toutes les femmes, majeures ou mineures, de mettre fin à une grossesse non désirée avant son terme, plus exactement avant sa 16e semaine d’aménorrhée, soit la 14e semaine de grossesse.

En France, une femme sur trois avorte au moins une fois dans sa vie.

Qui peut demander une IVG ?

La loi (article L.2212-1 du Code de la santé publique) permet à toute femme enceinte, majeure ou mineure, qui ne souhaite pas poursuivre sa grossesse d’en demander l’interruption à un médecin ou à une sage-femme. Seule la femme concernée peut en faire la demande.

Comment savoir si je suis enceinte ?

Après une semaine de retard de vos règles, vous pouvez :

  • faire un test de grossesse urinaire, qui peut s’obtenir auprès d’un centre de PMI, d’un centre de santé sexuelle, de l’infirmière scolaire… ou s’acheter en pharmacie, en parapharmacie ou dans certaines grandes surfaces ;
  • faire un test sanguin, remboursé si vous avez une prescription d’un médecin ou d’une sage-femme.
Mineure, est-ce que j’ai besoin de l’accord de mes parents ?

Depuis la loi du 4 juillet 2001, vous êtes en droit de demander une IVG sans consentement ni autorisation parentale. Mais si les relations sont bonnes avec un parent, sa présence est souvent un atout, même si au premier abord il est difficile d’imaginer lui annoncer la sexualité, la grossesse et l’IVG en même temps !

Si vous ne voulez pas être influencée dans votre choix, mais que vous avez du mal à garder ce secret, n’hésitez pas à en parler après l’acte.

Si vous choisissez de ne pas en parler à vos parents, vous devrez vous faire accompagner dans vos démarches par une personne majeure de confiance que vous aurez librement choisie. Cet accompagnement a pour but de vous réconforter. Si vous avez du mal à trouver une personne majeure de confiance dans votre entourage, consultez quand même sans attendre un centre d’IVG ou un centre de santé sexuelle : les professionnels sont là pour vous aider à trouver un accompagnateur.

La prise en charge de l’interruption volontaire de grossesse est légalement protégée par le secret, afin de préserver, le cas échéant, l’anonymat de l’intéressée si elle le demande. L’anonymat doit désormais être proposé à toutes les femmes (majeures, mineures, bénéficiaires de l’aide médicale de l’État AME…).

La prise en charge à 100 % par l’Assurance Maladie, le tiers payant obligatoire et l’absence de décompte envoyé à l’assuré pour l’IVG garantissent l’anonymat de l’intéressée.

Où peut-on avorter ?

On peut avorter dans une structure médicalisée ou à la maison : tout dépend du terme de la grossesse, de la méthode choisie, de vos antécédents médicaux, de vos conditions de vie et de vos préférences.

L’IVG instrumentale peut se pratiquer jusqu’à 14 semaines de grossesse :

  • sous anesthésie locale, à l’hôpital, en centre de santé ou en clinique ;
  • sous anesthésie générale, à l’hôpital ou en clinique.

L’IVG médicamenteuse peut se pratiquer :

  • à la maison jusqu’à 7 semaines de grossesse, avec l’aide d’un médecin ou d’une sage-femme travaillant en libéral, en centre de santé, en centre de santé sexuelle ou à l’hôpital ;
  • à l’hôpital jusqu’à 7 semaines de grossesse.

Voir aussi : les types de structures où avorter.

Quel est le prix d’une IVG ?

Remboursement à 100 % et dispense totale d’avance de frais pour tout le parcours IVG.

Le tarif d’une IVG et sa prise en charge dépendent de la méthode (médicamenteuse ou instrumentale) et du lieu où elle est pratiquée (en médecine de ville ou en établissement de santé).

Depuis 2016, l’IVG est prise en charge à 100 % par l’Assurance Maladie dans le cadre d’un forfait, ainsi que tous les actes médicaux associés. Cette prise en charge s’accompagne d’une dispense totale d’avance de frais (tiers payant) pour :

  • toutes les femmes assurées sociales ;
  • les mineures ayants droit d’un assuré social ;
  • les femmes bénéficiaires de l’aide médicale de l’État (AME) ;
  • les femmes résidant en France en situation irrégulière et non admises à l’AME, par une prise en charge des soins urgents à l’hôpital (hospitalisation ou consultation hospitalière) ;
  • les femmes sans aucune couverture sociale, qui peuvent bénéficier à l’hôpital de la procédure « soins urgents ».

Aucun dépassement d’honoraires n’est possible. Les tarifs sont à consulter sur le site de l’Assurance Maladie (ameli.fr).

Et si je n’ai pas d’assurance maladie ?

L’IVG est prise en charge à 100 %, sans avance de frais, pour les personnes qui bénéficient de la Complémentaire santé solidaire ou de l’AME (aide médicale de l’État).

Si je suis mineure, la prise en charge anonyme est à 100 %, sans avance de frais. Les professionnels libéraux, les hôpitaux et les centres de santé assurent la dispense de frais.

Pour les personnes sans papiers ou sans couverture maladie, une prise en charge par le dispositif des soins urgents est possible, sans avance de frais.

Il existe dans les hôpitaux publics des permanences d’accès aux soins de santé (PASS) : ce sont des cellules de prise en charge médico-sociale qui facilitent l’accès des personnes démunies au système hospitalier, mais aussi aux réseaux institutionnels ou associatifs de soins, d’accueil et d’accompagnement social. Elles permettent de bénéficier de soins en orthogénie (IVG) adaptés aux personnes en situation de précarité, et d’être accompagnée dans les démarches nécessaires à la reconnaissance de ses droits.

Les femmes ayant un visa touristique hors Union européenne ne bénéficient pas d’une prise en charge à 100 %.

Les centres de santé sexuelle (anciennement CPEF) délivrent gratuitement des médicaments ou dispositifs contraceptifs aux mineures désirant garder le secret et aux personnes ne bénéficiant pas de prestations maladie. La dispense de frais y est possible pour les IVG médicamenteuses jusqu’à 7 semaines de grossesse (9 semaines d’aménorrhée), pour les personnes majeures sans sécurité sociale, sous le secret ou sans ressources.

Pour trouver une adresse : la recherche de l’annuaire. Pour plus d’informations, appelez le numéro vert national, anonyme et gratuit : 0800 08 11 11.

Quelle est la meilleure méthode pour moi ?

Le choix entre la méthode médicamenteuse et la méthode par aspiration n’appartient qu’à vous. Un professionnel de santé (gynécologue, médecin généraliste, sage-femme, infirmière, conseillère conjugale…) pourra vous accompagner lors de votre demande. Les IVG médicamenteuses et chirurgicales présentent des spécificités différentes que vous devrez évaluer lors de la consultation médicale.

Voir les méthodes d’IVG, ou nos vidéos sur YouTube ↗.

Jusqu’à quand peut-on faire une IVG médicamenteuse ?

L’IVG médicamenteuse est possible avant la fin de la 9e semaine d’aménorrhée (SA), c’est-à-dire avant le 63e jour suivant le 1er jour des dernières règles (7e semaine de grossesse). L’échographie détermine cette date avec précision.

Comment se passe l’IVG médicamenteuse ?

Voir notre vidéo sur YouTube ↗

L’IVG médicamenteuse : est-ce que ça fait mal ?

Avec la méthode médicamenteuse, l’expulsion de l’œuf se fait par des contractions utérines, qui peuvent être accompagnées de douleurs, comme des douleurs de règles ou plus fortes.

Avec la méthode chirurgicale, l’aspiration du contenu utérin déclenche des contractions et peut entraîner des douleurs après l’intervention.

N’hésitez pas à prendre les antidouleurs prescrits par votre médecin ou votre sage-femme.

Lors d’une IVG médicamenteuse, est-ce que je vais voir quelque chose pendant l’expulsion ?

Vous pourrez peut-être distinguer l’œuf, sous la forme d’une boule gélatineuse d’un à trois centimètres. Il n’est pas nécessaire de le recueillir : l’avortement sera contrôlé lors de la visite de suivi.

Comment se passe l’IVG chirurgicale sous anesthésie locale ?

Voir notre vidéo sur YouTube ↗

Comment se déroule l’IVG chirurgicale sous anesthésie générale ?

Voir notre vidéo sur YouTube ↗

Quand dois-je commencer la pilule après l’IVG ?

Le jour ou le lendemain de la prise du Misoprostol. Une nouvelle grossesse est possible immédiatement après une IVG. Une contraception hormonale, œstroprogestative (pilule, patch) ou progestative (pilule, implant), peut être débutée le jour même ou le lendemain d’une IVG chirurgicale, ou le jour ou le lendemain de la prise du Misoprostol lors d’une IVG médicamenteuse.

Est-ce qu’on peut me poser un stérilet le jour de l’IVG ?

Un dispositif intra-utérin (au cuivre ou à la progestérone) peut être posé en fin d’aspiration lors d’une IVG chirurgicale (sauf en cas d’infection), ou lors de la consultation de suivi après une IVG médicamenteuse (soit 15 à 21 jours après la prise du Misoprostol).

Est-ce qu’on peut me poser l’implant le jour de l’IVG ?

Une contraception hormonale, œstroprogestative (pilule, patch) ou progestative (pilule, implant), peut être débutée :

  • le jour même ou le lendemain d’une IVG chirurgicale ;
  • le jour ou le lendemain de la prise du Misoprostol lors d’une IVG médicamenteuse.

Plus d’informations sur la contraception dans ces vidéos du ministère de la Santé, sur YouTube ↗.

Est-ce que je pourrai retomber enceinte après une IVG ?

Oui, une grossesse est possible dès le cycle qui suit l’IVG : c’est pourquoi il faut utiliser immédiatement un moyen de contraception si une nouvelle grossesse n’est pas souhaitée.

Comment savoir si mon IVG a marché ?

14 à 21 jours après une IVG chirurgicale, ou après la prise du Misoprostol lors d’une IVG médicamenteuse, il est indispensable de faire une consultation de suivi, pour vérifier que la grossesse est interrompue et qu’il n’y a pas de complications.

PRÉPROD — copie de test, aucun mail ne part

Connexion